Éolien en mer

Éolien en mer

Panorama de l’éolien en mer en Normandie

Rattraper le retard français

3 parcs en projet (depuis 12 ans !) en Normandie, représentant un volume d’investissement de 7 milliards d’€ entre 2020 et 2020, ainsi que des milliers d’emplois, pour créer une filière d’excellence française, compétitive à l’export pesant 18 milliards d’€ investis au cours des 25 prochaines années.

La Normandie, dans le peloton de tête national des EMR

... Et tout un aréopage de 7 parcs sur la côte ouest

Dieppe-Le Tréport, Fécamp, Courseulles-sur-mer, Saint-Brieuc, Saint-Nazaire, Noirmoutier, Dunkerque
Les parcs éoliens sur la côté ouest française
Les parcs éoliens sur la côté ouest française
Ouest France
Les parcs éolien en mer, de Dunkerque à Noirmoutier
Les parcs éolien en mer, de Dunkerque à Noirmoutier
Reproduction avec l’aimable autorisation d’Histoires normandes, site de la Caisse d’épargne Normandie qui met en lumière les tendances économiques et sociétales en Normandie.

Un peu plus loin encore

Répartition des projets EMR en cours, en France
Répartition des projets EMR en cours, en France
Illustration parue dans le magazine Challenges n°687 (25/02/21)

2e place pour l’emploi dans les EMR

Répartition géographique des emplois dans l'EMR, en France
Répartition géographique des emplois dans l’EMR, en France
Crédits : Observatoire des énergies de la mer (juin 2020)
Reproduction avec l’aimable autorisation d’Histoires normandes, site de la Caisse d’épargne Normandie qui met en lumière les tendances économiques et sociétales en Normandie.

1 à 2 parcs supplémentaires attendus en Normandie

La Programmation pluriannuelle de l’énergie prévoit, au minimum 1 nouveau champ d’éoliennes au large des côtes normandes. >Lire notre article en détails.

Au global en Normandie

Une future filière de 7 000 emplois

Mais encore seulement 250 emplois (y compris les chercheurs) voués aux EMR au printemps 2019.

Objectif à l’horizon 2023

Couvrir les besoins en électricité de 70% de la population normande (2,3 millions d’hab.), après une mise en service des parcs progressive à partir de 2022.

Tarifs d’achat de l’électricité

Renégociés en juin 2018 pour une économie de 15 milliards d’€ en cumul sur les 6 projets français. Ils devraient s’établir à 60€ du kw. Ils dénotent un effort collectif de l’ensemble des partenaires pour lancer la filière industrielle.

550 millions d’€ pour le raccordement des 3 parcs au réseau

50km de câbles sous-marins et 60km de câbles souterrains seront nécessaires.

Des vents contraires...

Avec une PPE (Programmation pluri-annuelle de l’énergie) timide sur l’éolien en mer, qui pourrait limiter les ambitions du marché français. Dans ce cas, les installations industrielles normandes seraient en sous-régime... à moins de viser le marché international.

La fin du retard français ?

Le constat alarmant

Seulement 2MW de puissance installée en France en 2018 contre 1 300MW au Royaume-Uni (1er champ mis en place en 4 ans seulement), 969MW en Allemagne et 309MW en Belgique.
En France, les premiers appels d’offres EMR remontent à 2011 et 8 ans plus tard, aucune éolienne n’est encore fonctionnelle au large des côtes françaises.

EN CAUSE ?

Les processus administratifs, très longs ; ainsi que les nombreux recours juridiques de riverains.

EN DÉCEMBRE 2019 DES ASSISES DE L’ÉCONOMIE DE LA MER SUR LE THÈME DE L’ACCEPTABILITÉ DES EMR

Elles ont eu lieu à Montpellier et le choix du thème démontre le désir de faire avancer les dossiers :
  • en simplifiant les procédures ;
  • en faisant un effort de pédagogie ;
  • en impliquant les populations locales, dès les études techniques.
Fin 2019, tout porte à croire que la filière va enfin décoller :
  • les derniers recours ont été levés par le gouvernement entre juin et octobre 2019, pour les 6 parcs français, désormais validés ;
  • le chantier de la base de maintenance de Courseulles-sur-mer s’est ouvert début novembre 2019 ;
  • le 7e parc français, au large de Dunkerque, est officiellement confie à EDF Renouvelables ;
  • la concertation publique du futur 8e parc a été lancée mi-novembre 2019.

Focus sur le plan industriel

1. Une fabrication française !
  • Usines GE de Saint-Nazaire (nacelles et génératrice) > 120 emplois.
  • Chantiers de l’Atlantique de Saint-Nazaire (construction des sous-stations électriques des parcs de Fécamp et Courseulles-sur-mer).
2. Sur le port de Cherbourg
  • Usine LM Wind / GE Renewable à Cherbourg (pales) > 65 millions d’€ d’investissement avec la garantie de la Shema, 30 000m2 de surface sur un terrain de 11,5ha. Ouverture en avril 2018 avec 550 emplois prévus à terme (120 recrutements en 2018 - 200 recrutements en 2019).
  • Base logistique des chantiers d’installation des 2 parcs normands (200 emplois pendant 2 ans).
  • Un quai de 320m en eaux profondes dédié aux EMR, construit le long d’un terrain de 100ha : 15t./m2 de portance au sol.
  • Construction d’un terminal de ferroutage à partir du début de l’année 2020 (première pierre à une autoroute du ferroutage Cherbourg-Bayonne via Tours) > lire le détail sur ce projet de ferroutage dans notre pack Action stratégique.
  • Au total, 100 millions d’€ investis par la région à Cherbourg pour financer les besoins industriels et logistiques de la filière.
3. Sur le port du Havre
  • Une unité de fabrication et de maintenance de turbines et de pales Siemens-Gamesa (750 emplois) sur le quai Johannes-Couvert : 2 usines sur une quarantaine d’hectares avec une rampe Ro/Ro (permettant d’embarquer des composants de taille exceptionnelle).
    Un projet XXL, à découvrir en détail dans notre pack Action économique.
  • Une unité de fabrication des fondations gravitaires en béton pour le parc au large de Fécamp (600 emplois mobilisés).
4. À Fécamp, Dieppe et Ouistreham

Installation des bases d’exploitation et de maintenance, à proximité des projets (200 emplois permanents prévus).

Fiches techniques

Reproduction avec l’aimable autorisation d’Histoires normandes, site de la Caisse d’épargne Normandie qui met en lumière les tendances économiques et sociétales en Normandie.
Reproduction avec l’aimable autorisation d’Histoires normandes, site de la Caisse d’épargne Normandie qui met en lumière les tendances économiques et sociétales en Normandie.
Éolien en mer

Parc éolien en mer de Courseulles-sur-Mer (14)

Ses mensurations

Tarif d’achat négocié avec l’État

138€70 du MW/h.

Prise en compte des enjeux locaux

Limitation de l’impact sur les activités de pêche et de l’impact paysager. Le parc est situé à l’écart des zones de navigation.

Impact sur l’emploi

  • Plus de 1 000 emplois directs en Normandie
  • 200 personnes sur le hub logistique de Cherbourg pendant la durée du chantier
  • 100 emplois sur le port de Caen-Ouistreham pour assurer les opérations de maintenance pendant les 25 ans de vie du projet.

Les acteurs impliqués

Porteur de projet

  • Éolien maritime France (filiale d’EDF renouvelables et de la société canadienne Enbridge)
  • wpd (www.wpd.fr)

Équipementier

Siemens Gamesa Renewable (SGRE)

Raccordement

RTE

Contacts opérationnels

Chef de projet

Bernard Guitton

Calendrier (mis à jour début 2021)

2021 : démarrage des travaux et travaux sur la liaison souterraine et au point d’atterrage à Bernières-sur-mer
2022 : travaux en mer
2024 : mise en service pour 25 ans.

Rewind

Obtention des autorisations administratives en 2016-2017

Le parc éolien en mer de Courseulles au jour le jour

Février 2021

Lancement des travaux du futur parc d’éoliennes en mer au large de Courseulles-sur-Mer

Une annonce faite le 22 février par EDF Renouvelables et ses partenaires Enbridge et wpd. Le chantier devrait s’achever en 2024.

Source : Ouest France (22/02/21)

Janvier 2020
La construction des sous-stations électriques des parcs éoliens de Fécamp et Courseulles-sur-mer confiée aux Chantiers de l’Atlantique
Cette annonce est intervenue alors qu’Atlantique Offshore Energy (l’entité de Chantiers de l’Atlantique dédiée aux énergies marine) lance la construction de la sous-station électrique du parc EMR de Saint-Nazaire. Pour les parcs normands, la livraison devrait intervenir fin 2022 et en 2023.
Source : Journal des entreprises (09/01/20)

Novembre 2019
Port de Ouistreham
Lancement des travaux d’extension pour accueillir la base de maintenance EDF du champ éolien offshore de Courseulles-sur-Mer (14)
Ces travaux, qui dureront 4 à 5 mois, s’inscrivent dans un plan d’investissement global de 20 millions d’€. Pour accueillir la base de maintenance du parc éolien (une centaine d’emplois envisagés), 3ha vont devoir être gagnés sur la mer. En compensation, Ports de Normandie va créer une vasière de 4,5ha pour offrir un milieu favorable au développement de la biodiversité.
Sources : L’Antenne (14/11/19), communiqué de presse Ports de Normandie (08/11/19), La chronique de Normandie n°602 (11/11/19), La lettre ÉcoNormandie n°1642 (15/11/19)

24 juillet 2019
Courseulles-sur-Mer (14) et Fécamp (76)
Rejet des derniers recours de 5 associations, par le Conseil d’État : feu vert sur les parcs de Fécamp et Courseulles
Une bonne nouvelle pour les sociétés Éoliennes offshore du Calvados et Éoliennes offshore des hautes falaises. Le Conseil d’État a ainsi rejeté les recours demandant « l’annulation des autorisations d’occupation du domaine public maritime », concédées le 19 avril 2017 pour une durée de 40 ans. Le Conseil d’État a estimé que « le parc aura un impact visuel limité sur le paysage, vu depuis le littoral, dès lors qu’il est éloigné des côtes de 10 à 18km, et que sa localisation et les conditions de son développement permettent de préserver les plages du Débarquement comme lieu de mémoire. » Cette décision permet à EDF Renewables, Enbridge et WPD de commencer les travaux de construction, après 10 ans d’études et de concertation ! C’est également une bonne nouvelle pour le projet d’usine havraise de Siemens-Gamesa, qui était aussi, par ricochet, suspendu à cette décision.
Sources : Ouest France (24/07/19), La lettre ÉcoNormandie n°1631 (24/07/19), La chronique de Normandie n°593 (09/09/19)

3 juillet 2019
Courseulles-sur-Mer (14) et Fécamp (76)
Les opposants aux projets devant le Conseil d’État
Les 8 associations opposantes aux projets de parc éolien en mer de Courseulles-sur-Mer (14) et de Fécamp (76) ont plaidé pour une préservation de l’intégrité des paysages. Elles attaquent les conventions accordées par l’État (2017) aux deux filiales d’EDF-Energies Nouvelles (EDF-EN - Éoliennes Offshore du Calvados et Éoliennes Offshore des Hautes Falaises). Selon elles, les enquêtes publiques auraient été insuffisantes, l’étude d’impact n’est pas complète (sur les ressources halieutiques, les effets sur la turbidité des eaux et les courants etc...), un problème de validation technique des aérogénérateurs subsiste, et l’avis du commandant de la zone maritime aurait manqué dans le dossier. Elles craignent également que ces éoliennes ne viennent compromettre le classement des plages au patrimoine mondial de l’Unesco. Parmi ces associations, citons Robin des Bois, Libre Horizon, Belle Normandie Environnement, l’association de protection des Petites-Dalles... La réponse du Conseil d’État devrait intervenir fin juillet.
Sources : Ouest France (03/07/19), Paris-Normandie (05/07/19)

Janvier 2019
Prolongation du délai légal pour la mise en service de 3 parcs éoliens marins, dont Fécamp et Courseulles
EDF-EN, qui pilote les 3 consortiums attributaires, dispose de 3 ans de plus pour raccorder ses parcs au réseau (jusqu’au 18 avril 2025). Un signe avant coureur d’un énième report de calendrier ? C’est la question que soulève la Lettre ÉcoNormandie n°1607, du 25 janvier 2019. EDF-EN indique que ce report permettrait de s’intéresser au nouveau modèle d’éolienne Haliade X 12 MW, dont le prototype va être testé d’ici 2021 à Rotterdam.
Sources : La lettre ÉcoNormandie n°1607 (25/01/19), La chronique de
Normandie n°568 (04/02/18)

Éolien en mer

Parc éolien en mer de Fécamp (76)

Pour le comprendre

Une vidéo pédagogique pour comprendre le processus de construction, d’installation, de mise en service et de fonctionnement

Durée : 2mn43

Mensurations

Tarif d’achat négocié avec l’État

135€20 du MW/h

Structure

Fondations gravitaires.

Ses acteurs

Porteur de projet

Éolien maritime France (filiale d’EDF renouvelables et de la société canadienne Enbridge) et WPD

Équipementier

  • Siemens Gamesa Renewable (SGRE) pour les éoliennes
  • Bouygues TP, avec Saipem et Boskalis, pour les fondations
  • Chantiers de l’Atlantique, avec GE Grid Solutions et SDI pour la sous-station électrique en mer
  • Prysmian pour les câbles inter-éoliennes.

Raccordement du parc

RTE

Directeur de projet

Bertrand Allanic

Calendrier

2 juin 2020 : lancement de la construction
2021 : construction de la base de maintenance et des pontons et travaux de raccordement du parc par RTE (liaison double à 225 000 volts, sous-marine, puis souterraine)
2022-2023 : fabrication et assemblage des équipements à terre, installation des fondations de la sous-station électrique, des câbles puis des éoliennes
Fin 2023 : mise en service pour 25 ans

Rewind

Les prémisses du projet remontent à 2007 avec le début de la concertation.
Le lauréat de l’appel d’offres a été désigné en avril 2012. S’en est suivi un débat public sur la période mars-juillet 2013, avant que les demandes d’autorisations ne soient déposées en octobre 2014. L’avis favorable de la commission d’enquête publique est intervenue en décembre 2015, 5 ans avant le lancement de la construction.

Ses « à-côtés »

Impact sur l’emploi

1 400 emplois au total :

  • 750 emplois dans l’usine havraise de Siemens Gamesa Renewable Energy (SGRE), qui fournira les 71 éoliennes du parc,
  • 600 emplois sur le site havrais du consortium Bouygues-Saipem-Boskalis, dédié à la fabrication des fondations gravitaires du parc,
  • 100 emplois pérennes à terme sur la base de maintenance de Fécamp.

Un centre de formation spécialisé

Campus Normandie Éolien

Un campus d’excellence à Fécamp (76)

Localisation : au sein des lycées Descartes-Maupassant de Fécamp (76).
Mission : créé début 2020, ce campus d’excellence vise à répondre aux besoins de formation en maintenance et entretien des parcs éoliens.
Points forts : un atelier grandeur nature (avec notamment une éolienne « écorchée » et une nacelle EDF pour le travail en hauteur sur un mât d’éolienne haut de 20m), pour apprendre en conditions réelles.
Publics : le campus peut accueillir aussi bien de jeunes élèves (avec un BTS Maintenance des systèmes éoliens) que des adultes en reconversion et des professionnels en formation.

maupassant-lyc.spip.ac-rouen.fr

Retombées en Normandie...

EDF EN travaille avec les entreprises régionales pour maximiser les retombées locales en sous-traitance et en emploi. Une clause sociale volontaire est appliquée avec l’engagement de confier 5% du volume d’heures à des personnes éloignées de l’emploi.
Dans les appels d’offre européens, des entreprises normandes se sont positionnées en sous-traitance et ont été listées par certains candidats de rang 1.

Le parc éolien en mer de Fécamp au jour le jour

Janvier 2021
Financement participatif Kiwaï

EDF Renouvelables propose aux particuliers d’investir dans l’éolien marin

Le premier parc éolien marin de Normandie, au large de Fécamp, n’est pas encore construit, mais son financement pourrait passer, en partie, par l’investissement des Normands. En effet, EDF Renouvelables vient d’annoncer l’ouverture, sur Kiwaï, la plateforme normande dédiée à la transition écologique, des participations individuelles. Chaque Normand peut investir de 20 € à 2 000 €, avec une rentabilité de 3 % bruts sur cinq ans, assortie d’une sécurisation du capital et des intérêts échus. Cet appel de fonds de 750 000 € est soutenu par la Région Normandie, et garanti par la Caisse d’Épargne Normandie.

Source : Le Courrier Cauchois (25/01/21)
Octobre 2020
Parc éolien en mer de Fécamp

RTE a lancé les travaux de raccordement du futur parc éolien au réseau électrique de Seine-Maritime

Débuté en juin, ce chantier est essentiel pour l’exploitation des futures éoliennes. RTE met en place une liaison double à 225 000 volts sous-marine, puis souterraine, qui permettra d’acheminer l’électricité produite en mer vers les zones de consommation, à terre.

Juin 2020
Fécamp (76)

Construction de la sous-station électrique du parc éolien en mer par les Chantiers de l’Atlantique

C’est bel et bien le consortium réunissant les Chantiers de l’Atlantique et GE Grid Solutions et SDI (Société de Dragage International), une PME lilloise filiale du groupe belge Deme qui construira, pour EDF Renouvelables, la sous-station électrique du parc éolien de Fécamp. Ce dernier devrait être mis en service en 2023. Budget 100 millions d’€.

Source : Le Journal des Entreprises (02/06/20)

Février 2020
Formation
Le Campus Normandie Éolien ouvrira à Fécamp en mars 2020
Au sein du lycée Descartes-Maupassant, cette structure doit répondre aux besoins de formation en maintenance et entretien des parcs éoliens. À cette fin a été créé un bâtiment de 350m², haut de 10m, qui pourra accueillir des composants d’éolienne, et a été installé une partie de mât d’éolienne d’une hauteur de 20m pour la formation au travail en hauteur et aux procédures d’évacuation d’urgence. Ce chantier a été intégralement financé par la région à hauteur de 1,6 million d’€. L’éolien en mer représenterait 2 000 emplois dans les prochaines années en Normandie.
Source : communiqué de presse région (14/02/20)

Janvier 2020
La construction des sous-stations électriques des parcs éoliens de Fécamp et Courseulles-sur-mer confiée aux Chantiers de l’Atlantique
Cette annonce est intervenue alors qu’Atlantique Offshore Energy (l’entité de Chantiers de l’Atlantique dédiée aux énergies marine) lance la construction de la sous-station électrique du parc EMR de Saint-Nazaire. Pour les parcs normands, la livraison devrait intervenir fin 2022 et en 2023.
Source : Journal des entreprises (09/01/20)

24 juillet 2019
Courseulles-sur-Mer (14) et Fécamp (76)
Rejet des derniers recours de 5 associations, par le Conseil d’État : feu vert sur les parcs de Fécamp et Courseulles
Une bonne nouvelle pour les sociétés Éoliennes offshore du Calvados et Éoliennes offshore des hautes falaises. Le Conseil d’État a ainsi rejeté les recours demandant « l’annulation des autorisations d’occupation du domaine public maritime », concédées le 19 avril 2017 pour une durée de 40 ans. Le Conseil d’État a estimé que « le parc aura un impact visuel limité sur le paysage, vu depuis le littoral, dès lors qu’il est éloigné des côtes de 10 à 18km, et que sa localisation et les conditions de son développement permettent de préserver les plages du Débarquement comme lieu de mémoire. » Cette décision permet à EDF Renewables, Enbridge et WPD de commencer les travaux de construction, après 10 ans d’études et de concertation ! C’est également une bonne nouvelle pour le projet d’usine havraise de Siemens-Gamesa, qui était aussi, par ricochet, suspendu à cette décision.
Sources : Ouest France (24/07/19), La lettre ÉcoNormandie n°1631 (24/07/19), La chronique de Normandie n°593 (09/09/19)

3 juillet 2019
Courseulles-sur-Mer (14) et Fécamp (76)
Les opposants aux projets devant le Conseil d’État
Les 8 associations opposantes aux projets de parc éolien en mer de Courseulles-sur-Mer (14) et de Fécamp (76) ont plaidé pour une préservation de l’intégrité des paysages. Elles attaquent les conventions accordées par l’État (2017) aux deux filiales d’EDF-Energies Nouvelles (EDF-EN - Éoliennes Offshore du Calvados et Éoliennes Offshore des Hautes Falaises). Selon elles, les enquêtes publiques auraient été insuffisantes, l’étude d’impact n’est pas complète (sur les ressources halieutiques, les effets sur la turbidité des eaux et les courants etc...), un problème de validation technique des aérogénérateurs subsiste, et l’avis du commandant de la zone maritime aurait manqué dans le dossier. Elles craignent également que ces éoliennes ne viennent compromettre le classement des plages au patrimoine mondial de l’Unesco. Parmi ces associations, citons Robin des Bois, Libre Horizon, Belle Normandie Environnement, l’association de protection des Petites-Dalles... La réponse du Conseil d’État devrait intervenir fin juillet.
Sources : Ouest France (03/07/19), Paris-Normandie (05/07/19)

Janvier 2019
Prolongation du délai légal pour la mise en service de 3 parcs éoliens marins, dont Fécamp et Courseulles
EDF-EN, qui pilote les 3 consortiums attributaires, dispose de 3 ans de plus pour raccorder ses parcs au réseau (jusqu’au 18 avril 2025). Un signe avant coureur d’un énième report de calendrier ? C’est la question que soulève la Lettre ÉcoNormandie n°1607, du 25 janvier 2019. EDF-EN indique que ce report permettrait de s’intéresser au nouveau modèle d’éolienne Haliade X 12 MW, dont le prototype va être testé d’ici 2021 à Rotterdam.
Sources : La lettre ÉcoNormandie n°1607 (25/01/19), La chronique de
Normandie n°568 (04/02/18)

Éolien en mer

Parc éolien en mer de Dieppe / Le Tréport (76)

Mensurations

Tarif d’achat négocié avec l’État

131€ du MW/h

Retombées en termes d’emploi

750 emplois directs mobilisés pour assurer le plan de charge des usines du Havre fabriquant les éoliennes, 750 emplois supplémentaires pour fabriquer et installer les autres éléments du parc, 125 emplois directs dans les bases d’exploitation et de maintenance du parc éolien en mer.

Les acteurs impliqués

1 société de projet, avec 4 actionnaires impliqués

  • ENGIE (31%), actionnaire de référence
  • EDP renewables (énergéticien portugais - 29,5%)
  • Sumitomo Corporation (29,5%), industriel japonais, partenaire de longue date d’Engie
  • Banque des territoires / Caisse des dépôts et consignations (10%).

1 partenariat exclusif avec un fournisseur d’éoliennes

Siemens Gamesa

Sous-traitants

+de 800 entreprises identifiées par Siemens Gamesa en France comme potentiels sous-traitants pour la fabrication d’éléments de l’éolienne.

Contacts opérationnels

Interlocuteur des acteurs normands

Thibaud Grandsire, responsable des relations locales de la société Éoliennes en mer Dieppe-Le Tréport

Un partenaire scientifique

Créé début 2020, un GIS (groupement d’intérêt scientifique) dédié à l’éolien en mer :

  • il réunit 6 universités, 6 établissements publics et 11 associations qui prendront leurs décisions collégialement,
  • objectif : contribuer à l’amélioration des connaissances scientifiques du milieu marin en Manche, et permettre une meilleure évaluation des impacts environnementaux et socio-économiques du futur parc éolien, de sa construction jusqu’à son démantèlement.

Calendrier (mis à jour début 2021)

2021 : année administrative (établissement des protocoles pour mettre en place l’état de référence de la zone d’implantation des éoliennes)
Fin 2021 : fin des recours.
2023 : premiers travaux en mer.
à partir de 2025 : mise en service, exploitation et maintenance du parc.
À partir de 2055 : démantèlement ou renouvellement de la concession.

Rewind

En juin 2014, EMDT remportait l’appel d’offres pour la construction du parc. Le maître d’ouvrage annonçait alors une construction fin 2018, pour une exploitation mi-2021...

La vidéo pour comprendre

La vie du parc éolien en mer de Dieppe et Le Tréport - YouTube

Le parc éolien en mer de Dieppe Le Tréport au jour le jour

Octobre 2020
Parc éolien Dieppe Le Tréport

Le tribunal administratif de Nantes suspend l’autorisation préfectorale de « dérogation aux interdictions de destruction d’espèces marines et d’altération de leurs habitats »

Cette décision fait suite au recours demandé par l’association Sans offshore à l’horizon. Cette dernière a également engagé des procédures auprès du Conseil d’État et du tribunal de l’Union européenne. Sont également associés au recours déposé auprès du tribunal de Nantes : les comités de pêche de Normandie et des Hauts-de-France, la Scopa (Sauvegarde des Côtes d’Opale, picarde et d’Albâtre) et la Capa (Cooperative des artisans pêcheurs associés du Tréport), les communes du Tréport, Mers-les-Bains, Criel-sur-Mer, Ault, Cayeux-sur-Mer et le Crotoy, ainsi que deux entreprises tréportaises et deux patrons pêcheurs. Pour rappel :

  • la demande d’annulation de l’arrêté préfectoral de concession d’utilisation du domaine public a été rejetée le 17 juillet ;
  • mais en ce qui concerne la dérogation qui autorisait Engie à détruire l’habitat de plusieurs espèces marines, les juges ont annulé l’arrêté délivré par les préfectures de la Seine-Maritime et de la Somme ;
  • l’arrêté (autorisant à déroger à l’interdiction d’altération des habitats de plusieurs autres espèces marines), délivré en février 2019 par le ministre de la Transition écologique, a été différé, la signature du ministre chargé des Pêches est également requise ;
  • la majeure partie des autorisations administratives accordées pour l’exploitation du parc éolien au large des communes de Dieppe et du Tréport a été validée par le tribunal administratif de Nantes le 6 octobre 2020.

Tous ces recours visent à gagner du temps.

Source : L’informateur (08/10/20), Paris Normandie (12/10/20)

Février 2020
Parc de Dieppe Le Tréport
Création d’un GIS pour étudier l’impact du futur parc éolien
La création d’un GIS (groupement d’intérêt scientifique) dédié à l’éolien en mer est confirmé. Objectif : contribuer à l’amélioration des connaissances scientifiques du milieu marin en Manche, et permettre une meilleure évaluation des impacts environnementaux et socioéconomiques du futur parc éolien de Dieppe, de sa
construction jusqu’à son démantèlement. Cet organisme indépendant réunira 6 universités, 6 établissements publics et 11 associations qui prendront leurs décisions collégialement.
Source : dieppe-le-treport.eoliennes-mer.fr (01/20)

Novembre 2019
Parc de Dieppe Le Tréport
Nomination de Maurice Benoish, médiateur pour la pêche
Sa candidature, proposée par les services de l’État et validée par les parties prenantes, vise à assurer la médiation et relancer les discussions entre Éoliennes en Mer Dieppe Le Tréport (EMDT) et les organismes de représentation de la pêche professionnelle en Normandie et dans les Hauts-de-France. Si c’est la première fois que Maurice Benoish mène ce type de médiation à titre officiel, ce n’est pas la première en revanche qu’il assure des médiations de résolution de conflits entre des pêcheurs et un organisme. Charge à lui notamment de trouver des éléments de langage commun entre EMDT et le monde de la pêche.
Source : communiqué de presse EMDT (28/10/19)

Septembre 2019
Dieppe - Le Tréport (76)
Campagne de financement participatif : 1 million d’€ récolté !
Le consortium Éoliennes en mer Dieppe-Le Tréport (EMDT) vient de recevoir le feu vert administratif pour lancer la production de ses premiers kilowattheures en 2022. Le million d’€ récolté (la campagne a été clôturée mi-juin avec 3 semaines d’avance) par Enerfip, plateforme de financement participatif, est un prêt rémunéré sur 3 ans à 5%. Ensuite, si, dans les 3 ans, le projet se réalise, le prêt sera prolongé d’un an avec une bonification de 1,5% ramenant ainsi la totalité du prêt à 6, 5% sur 4 ans. Sinon, ce seront les conditions initiales qui s’appliqueront. Enerfip se rémunèrera en facturant au porteur de projet des honoraires de collecte (entre 4 à 6% des montants). 960 personnes ont investi, la moitié venant de la Seine-Maritime et de la Somme, soucieux de soutenir le parc éolien.
Source : Les Échos (21/08/19)

29 février 2019
Dieppe – Le Tréport (76)
Signature des arrêtés d’autorisation par la préfète de Normandie pour le parc éolien en mer
La publication au recueil des actes administratifs suivra dans la foulée. Une nouvelle étape va s’ouvrir avec le bouclage du tour de table et les négociations avec les fournisseurs. On se prépare à de nouveaux recours des opposants : une longue bataille encore à venir...
Source : La chronique de Normandie n°571 (25/02/19), Normandinamik (27/02/19)

Février 2019
Dieppe – Le Tréport (76)
3 avis favorables des 3 commissions d’enquêtes publiques : le feu vert définitif de l’État en ligne de mire
Ces 3 enquêtes (projet EMDT / projet de raccordement électrique de RTE / projet de création de la base de maintenance du port de Dieppe) se sont déroulées du 16 octobre au 29 novembre 2018. Elles ont donné lieu à 4 000 contributions analysées. Mises à part deux réserves (désignation d’un médiateur pour faciliter le dialogue entre EMDT et les pêcheurs et le rappel de 14 engagements du médiateur), le feu vert définitif de l’État est attendu dans les semaines à venir. À moins que les opposants ne s’en mêlent une nouvelle fois et décident de déposer de nouveaux recours contre les arrêtés... La maîtrise d’ouvrage est dans les starting-blocks pour ouvrir les négociations avec les fournisseurs et prestataires.
Sources : La lettre ÉcoNormandie n°1608 (01/02/19), La chronique de Normandie n°568 (04/02/19)

Éolien en mer

Le parc éolien du futur en Normandie : entre Cherbourg et Le Tréport

Le 4e parc éolien en mer de Normandie, 8e en France, acté par l’État, s’implantera dans une macro-zone entre Cherbourg et Le Tréport. Le secteur de Barfleur est néanmoins pressenti, avec une zone d’appel d’offre envisageable de 600 km2.

Pour répondre à la nouvelle politique énergétique française (Programmation pluriannuelle de l’énergie, publiée en avril 2020) qui vise 32% d’énergie renouvelable en 2030.

Mensurations

Impact sur l’emploi

600 emplois au total :

  • 350 personnes travaillent à Cherbourg chez LM Wind Power,
  • 250 nouveaux emplois sont prévus par l’entreprise.

Retombées en Normandie...

Région, Département et Agglo ont investi pour gagner sur la mer les 35 hectares du terre-plein des Mielles. Coût : 100 millions d’€ (60 millions d’€ pour le terre-plein, 40 millions d’€ pour allonger le quai des Flamands de 320 m à 680 m).

Tailler la zone

Dessin de la zone pressentie pour le 8<sup class="typo_exposants">e</sup> parc éolien français, en Normandie
Dessin de la zone pressentie pour le 8e parc éolien français, en Normandie

Les acteurs impliqués

Équipementier

à préciser

Une commission particulière du débat public embarquée

  • pour rencontrer les parties intéressées (pêcheurs, préfet maritime, promoteurs) ;
  • pour préparer un recueil exhaustif d’information à soumettre au public.

Les ministres de la Mer et de la Transition écologique se sont félicitées de la qualité du débat préalable, au contraire de Dimitri Rogoff, président du comité régional des pêches, qui regrette que les intérêts des pêcheurs aient été négligés, et une évaluation incomplète de l’impact environnemental et socio-économique.

Un arbitre du débat public désigné

Francis Beaucire

Arbitre du débat public EolmerNormandie

Autres fonctions : géographe, professeur émérite à l’Université Paris 1 Panthéon Sorbonne

à télécharger ci-dessous

Compilation résultant de + de 800 contributions, 2 700 avis recueillis, 4000 personnes rencontrées et 18 000 sensibilisées en ligne

Bilan de la présidente de la CNDP Chantal Jouanneau

Volume : 4 pages

Synthèse : Un débat public riche, atypique et exemplaire, qui valide la poursuite du projet avec 3 points de clarification qui conditionnent sa faisabilité :

  1. répondre aux interrogations des pêcheurs
  2. consolider les connaissances scientifiques
  3. clarifier les priorités pour éviter la superposition des plans et schémas
PDF - 370.2 ko
Compte-rendu intégral du débat public Eolmer

Volume : 114 pages
Contenu : Synthèse du débat, attentes des publics et recommandations de la commission

PDF - 2.5 Mo

Un tour dans l’échéancier

Calendrier jusqu’à aujourd’hui

  • Été 2019 : mise en ligne d’un questionnaire pour les habitants afin qu’ils définissent les questions à poser, et réunions publiques de Dieppe à Cherbourg.
  • Hiver 2019-2020 : réunions de partage des connaissances (à Cherbourg, Fécamp, Dieppe, Le Havre, Port-en-Bessin, Le Tréport, Saint-Vaast-la-Hougue…)
  • Juin-Juillet 2020 : débat pour le choix de la future localisation du parc
  • 5 décembre 2020 : dévoilement du site retenu, sur la côte est de la Manche, au large du Val-de-Saire (Barfleur)
  • 20 janvier 2021 : élargissement du périmètre possible d’implantation possible, de Cherbourg au Tréport

C’est pour demain

  • 12 mars 2021 : date limite de dépôt des dossiers pour les industriels
  • Courant 2021 :
    • études environnementales dans la zone du projet
    • enquête publique pour la future autorisation du parc
    • mise en place d’une instance de dialogue, de concertation et de suivi
  • Septembre 2021 : appels d’offres
  • Fin 2021 : clôture de la réception des offres.
  • 2028 : livraison des nouveaux champs éoliens

Début 2021, la Normandie se dit déjà prête à accueillir un 5e parc éolien en mer

Le futur parc éolien en mer au jour le jour

Au 1er semestre 2021

Février 2021

Les candidats pour la construction du 4e parc éolien de Normandie doivent déposer leurs candidatures pour le 12 mars 2021

Une dizaine de candidatures sont attendues, dont celle d’EDF Renouvelables, déjà aux commandes des parcs de Courseulles et Fécamp. Engie, Total, ainsi que de grands groupes étrangers, devraient également se porter candidats.

Source : La chronique de Normandie n°670 (23/02/21)
Février 2021

L’État s’engage pour plus de transparence au sujet du 4e parc éolien offshore normand

L’État souhaite apporter des garanties sur le projet de construction d’un 4e parc éolien en mer de Normandie, au large de Barfleur (50). A la demande des pêcheurs et associations environnementales, il s’est engagé à réaliser des études complémentaires sur les aspects environnementaux et économiques de l’implantation d’un parc éolien. Cet engagement est complété par la promesse « d’une réflexion sur la manière de donner au public une meilleure visibilité sur le développement de l’éolien en mer ».

Source : La Manche Libre (02/02/2021)
Janvier 2021

L’appel d’offres est lancé pour le 4e champ éolien offshore normand

L’appel d’offres vient d’être publié par la Commission de régulation de l’énergie. Les industriels ont jusqu’au 12 mars 2021 pour déposer un dossier pour ce champ de 500km2, d’une capacité de 900 à 1050MW, qui pourra être implanté dans une « macro-zone » s’étendant entre Cherbourg et Le Tréport.
En plus de la zone qui sera retenue pour cet appel d’offres, d’autres zones éventuellement identifiées pourront être retenues pour d’autres appels d’offres d’ici 2028.

Source : www.meretmarine.com (21/01/21)

Au 2e semestre 2020

Décembre 2020

Le ministère de la Transition écologique a levé le voile sur la localisation envisagée pour un 4e parc éolien en mer en Normandie (le 8e en France) : ce sera au large du Val-de-Saire, sur la côte Est du Cotentin

La zone d’implantation serait située « à plus de 32 km des côtes et 40 km des tours-observatoires Vauban de St-Vaast-La-Hougue. ». Fruit du débat public, cette décision ne pourra être officiellement confirmée qu’au terme d’études relatives aux impacts environnementaux et à la cohabitation des usages en mer dans cette zone, avec la pêche notamment. Une enquête publique dans le cadre de la future procédure, ainsi qu’une instance de concertation, sont également prévues.

Source : La Tribune (06/12/20)
Novembre 2020

La ministre de la Transition écologique interpellée par des élus de la Manche

Barbara Pompili reçoit beaucoup de courrier de Normandie. Après les acteurs économiques, ce sont des élus locaux, dont Philippe Bas, Jean-Michel Houllegatte, et Marc Lefèvre, qui ont adressé une lettre à la ministre de la Transition écologique pour accélérer le développement de l’éolien off-shore au large des côtes manchoises. Arguant du débat public « En mer, en Normandie, de nouvelles éoliennes », ils demandent le lancement d’un appel d’offres en janvier 2021 pour aboutir à la création d’un parc éolien d’1 GigaWatt à l’horizon 2025. Ce volontarisme qu’ils appellent de leurs vœux doit accélérer la transition énergétique et mettre en exergue les industriels locaux de la filière.
Pour ajouter à la pression, ce sont les grands élus de la région qui ont pris la plume en toute fin de mois : Édouard Philippe, Hervé Morin, Nicolas Mayer-Rossignol mettent tout leur poids dans la balance pour arracher un ministère la décision que toute la Normandie semble espérer.

Source : La Presse de la Manche (30/11/20)
Novembre 2020

Les élus et acteurs économiques normands se mobilisent pour soutenir l’éolien en mer en Normandie

Plusieurs élus et acteurs économiques de Normandie, dont les cinq présidents de CCI et Gilles Treuil, président de CCI Normandie, ont adressé un courrier à Barbara Pompili, la ministre de la Transition écologique. Leur objectif : que la Normandie, soit au cœur de la stratégie éolienne française.
Ils demandent expressément à la ministre, d’ici le 19 janvier, de :

  • lancer une procédure de mise en concurrence pour un premier appel d’offres de 1 GW ;
  • identifier plusieurs zones propices en s’appuyant sur les résultats du débat public ;
  • et saisir instamment la CNDP pour le lancement d’un autre parc de 1 GW en Normandie.

Les ponts forts de la Normandie selon eux : ses 640 kilomètres de côtes, des ressources en vent majeures, une bathymétrie favorable à l’éolien en mer posé et de nombreux investissements pour structurer la filière sur le territoire.

Source : Normandinamik (27/11/20)
Novembre 2020
Débat public EolMerNormandie

La commission nationale du débat public présente les conclusions du débat public qui s’est achevé en août 2020

Ces documents condensent les recommandations et les échanges issus d’un débat de 9 mois qui a permis de recueillir plus de 800 contributions, de rencontrer plus de 4 000 personnes et d’en sensibiliser 18 000 en ligne. Dans son bilan, la présidente de la CNDP Chantal Jouanneau souligne l’atypicité et la richesse des débats, qui font apparaître le besoin de clarifier certains points, notamment l’impact du futur parc sur les pêcheurs et les acteurs de la mer. La consolidation des connaissances scientifiques apparaît également comme une condition à la faisabilité de ce projet, globalement bien accueilli. Suite à la présentation des conclusions le 12 novembre, le choix de la zone retenue sera annoncé en fin d’année, pour clôturer l’appel d’offres en un an plus tard.

Bilan de la présidente de la CNDP Chantal Jouanneau

Volume : 4 pages

Synthèse : Un débat public riche, atypique et exemplaire, qui valide la poursuite du projet avec 3 points de clarification qui conditionnent sa faisabilité :

  1. répondre aux interrogations des pêcheurs
  2. consolider les connaissances scientifiques
  3. clarifier les priorités pour éviter la superposition des plans et schémas
PDF - 370.2 ko
Compte-rendu intégral du débat public Eolmer

Volume : 114 pages
Contenu : Synthèse du débat, attentes des publics et recommandations de la commission

PDF - 2.5 Mo
Source : Newsletter CNDP (21/10/20) et Ouest France (12/11/20)
Septembre 2020
Débat public Eolmernormandie

Les élus du Cotentin et du Val-de-Saire demandent à l’État que le projet de 4e parc éolien en mer soit repoussé à 50km de la côte

L’État et les industriels prévoient au contraire une implantation à une douzaine de kilomètres au large de Barfleur, afin de limiter les coûts de raccordement au continent. Les élus de l’agglomération du Cotentin et ceux du Val-de-Saire, eux, pointent l’impact sur le cadre de vie et l’économie (pêche, tourisme, patrimoine).

Source : France Bleu Normandie(16/09/20)
Août 2020
Débat public Eolmernormandie

Clap de fin pour le débat public sur l’implantation d’un 4e parc éolien marin en Normandie

Débuté en novembre 2019 mais suspendu d’avril à juin en raison du Covid-19, le débat aura plutôt intéressé les foules : la Commission nationale du débat public recense « plus de 2 500 personnes rencontrées sur le territoire comme en ligne ». Un compte-rendu et un bilan seront publiés le 19 octobre 2020. Le ministère en charge de l’Énergie, éventuel maître-d’œuvre, tranchera avant le 19 janvier 2021 sur l’existence, la localisation et les conditions d’installation de ce possible 4e parc éolien en mer normand, après ceux de Courseulles-sur-Mer, Fécamp et Dieppe.

Source : La Manche libre (24/08/20)
Juillet 2020
Débat public Eolmernormandie

Les oppositions se multiplient contre l’éventuelle implantation d’un parc éolien maritime devant le Val-de-Saire (50)

Le débat public sur la création d’un 4e parc éolien en mer au large de la Normandie crée des remous dans le Cotentin : alors que les pêcheurs sont montés en première ligne des critiques, et qu’une pétition a recueilli 500 signatures, les élus se mobilisent. Yves Asseline, vice-président de la communauté d’agglomération du Cotentin (CAC), prépare un courrier à l’attention du président du débat public, « au nom des élus du Val-de-Saire. Elle stipule notre volonté de voir ce parc éolien s’implanter à plus de 40 km des côtes sairoises, une zone dans laquelle aucune gêne n’est enregistrée ».

Source : Ouest France (29/07/20)

Au 1er semestre 2020

Juin 2020
Débat public Eolmernormandie

Le débat public pour l’implantation d’un 4e parc éolien en mer reprend

Suspendue le 29 mars dernier en raison de la pandémie de Covid-19, la consultation reprend à partir du 15 juin 2020 et sera prolongée jusqu’au 19 août.
Francis Beaucire, président de la Commission particulière du débat public, précise : « C’est une phase décisive pour le public. Deux modes d’expression sont à sa disposition au cours de réunions, tant numériques que physiques, ces dernières se déroulant dans le strict respect des consignes sanitaires. »

Contact : https://eolmernormandie.debatpublic.fr/ (outils participatifs et ateliers en ligne)

Source : Paris Normandie (12/06/20)

Mars 2020
4e parc éolien en mer
Le groupe allemand WPD en lice pour gérer le futur parc éolien normand
Co-concessionnaire avec EDF et Enbridge des futurs parcs éoliens en mer de Fécamp et de Courseulles, WPD a annoncé vouloir répondre, « seul ou en groupement », à l’appel d’offres pour le 4e parc qui doit voir le jour au large des côtes normandes.
Source : La Lettre ÉcoNormandie n°1656 (06/03/20)

Février 2020
Débat public Eolmernormandie
Le comité régional des pêches s’exprime contre la construction du 4e parc éolien en mer au large des côtes normandes
Il invoque ainsi le principe de précaution, arguant qu’on ne « connaît pas l’impact de telles infrastructures sur la biodiversité et sur nos métiers. » Il rappelle que la pêche maritime génère 8 000 emplois et 186 millions d’€ de CA. Enfin, il s’interroge sur le turn-over des membres de la CPDP et la pertinence du projet.
Source : La chronique de Normandie n°612 (03/02/20)

Janvier 2020
Débat public Eolmernormandie
Le président de la commission du débat public sur le futur parc éolien jette l’éponge, mais la consultation se poursuit
En poste depuis un mois à peine, Jean-Pierre Tiffon a quitté la présidence de la commission particulière du débat public sur le futur parc éolien qui doit voir le jour au large de la Normandie. L’intéressé évoque « des raisons personnelles », mais il avait été critiqué pour sa gestion de la consultation, notamment par plusieurs responsables régionaux. Chantal Jouano, présidente de la Commission nationale du débat public, a d’ores et déjà nommé son remplaçant : Francis Beaucire, géographe et professeur d’universitaire, rompu à ces consultations. Les réunions publiques programmées poursuivent leur cours. Informations sur https://eolmernormandie.
debatpublic.fr.
Source : Lettre ÉcoNormandie n°1648 (03/01/19)

En 2019

Décembre 2019
Débat public Eolmernormandie
Réunion de concertation publique à Dieppe : même son de cloche qu’à Cherbourg du côté des pêcheurs
Ils se disent « opposés au développement de ces sites éoliens en mer [et veulent] conserver [leurs] territoires de pêche [pour] l’avenir de [leur] profession ».
Source : Paris Normandie (16/12/19)

Novembre 2019
Débat public Eolmernormandie
Concertation publique pour un 4e parc éolien en mer : les pêcheurs montent au créneau
À l’occasion de la première réunion publique organisée sur le projet d’implantation d’un 4e parc éolien en Normandie d’ici 2028, une quinzaine de pêcheurs du Nord-Cotentin ont donné de la voix. « Le comité régional des pêches a voté contre. Ce n’est pas la peine d’aller plus loin, il n’y a pas la place », a introduit Daniel Lefèvre, ancien président du comité des pêches de Basse-Normandie. « Nous avons un Brexit à gérer, des entreprises à faire tourner, des bateaux à payer et des marins à faire travailler. C’est la mort de la pêche artisanale si vous faites ce quatrième parc », a ajouté Sophie Leroy, à la tête d’un armement cherbourgeois.
Et Nicolas Leblanc, chargé de mission au comité des pêches, de renchérir : « Décider d’un quatrième parc normand alors qu’on a encore aucun retour d’expérience sur les possibilités de naviguer dans ces espaces et l’impact sur la ressource, c’est mettre de l’huile sur le feu. » La concertation se poursuit et d’autres rendez-vous sont prévus d’ici début février 2020 à Fécamp, Dieppe, Le Havre, Caen, Rouen. Une synthèse des débats sera rendue au ministère de la transition écologique au début de l’été 2020.
Source : Ouest France (16/11/19)

Novembre 2019
Débat public
Débat public Eolmernormandie, c’est parti pour 6 mois de consultation au sujet du 4e parc (sur 2 sites) !
Encadré par la commission nationale du débat public (CNDP), arbitré par Jean-Pierre Tiffon, ce débat vise à susciter la curiosité des publics les plus divers et s’inscrit dans une démarche de co-construction pour envisager l’implantation d’un 4e parc en Normandie. Il se déroulera en trois phases :

  • Phase de partage des connaissances (15 novembre 2019 - 8 février 2020)
  • Phase de réflexion et de co-construction de scénarios (8 février - 28 mars 2020)
    ›› Localisations possibles du parc, caractéristiques des éoliennes, étude l’appel d’offre, impacts environnementaux...
  • Phase de débat « Cartes sur tables » des scénarios générés (28 mars - 15 mai 2020). Plusieurs façons de contribuer :
  • En participant à l’une des rencontres programmées (Cherbourg, Fécamp, Dieppe...)
  • En organisant un événement, dans le cadre du parcours des connaissances (+ d’infos ici), grâce au formulaire d’appel à initiatives, à remplir et à adresser à eolmernormandie@debat-cndp.fr
  • En participant au débat en ligne, sur le site Internet dédié, à partir du 15 novembre 2019 : participons. debatpublic.fr/processes/eolmernormandie Jean-Pierre Tiffon, l’arbitre du débat, a d’ores et déjà promis qu’aucune impasse ne sera faite et que toutes les propositions seront répercutées.
    Sources : eolmernormandie.debatpublic.fr (novembre 2019), La lettre
    ÉcoNormandie n°1642 (15/11/19)

Mai 2019
Nouveau parc éolien en mer
5 personnes proposées pour constituer la Commission particulière du débat public
5 noms ont été proposés par Jean-Pierre Tiffon, président de la Commission nationale de débat public. Cette Commission particulière sera en charge de l’animation du débat public sur le projet d’éolien en mer et son raccordement, de définir le lieu de sa future implantation, ainsi que d’autres éventuels projets d’éolien en mer en Normandie. Ont donc été cités :

  • Jean-Philippe Anckaert, ancien responsable de la base navale de Cherbourg et commissaire-enquêteur auprès du tribunal administratif de Caen ;
  • Martine Bartolomei, biographe ;
  • Mireille Heers, ex-président du tribunal administratif de Rouen ;
  • Sarah Melhenas, sophrologue ;
  • et Alexandra Moreau-Cordisco, ex-secrétaire générale de la CPDP pour le parc éolien de Courseulles.
    Source : Paris-Normandie (14/05/19)

Avril 2019
Nouveau parc éolien en mer
Un nouveau parc éolien à l’étude !
Inscrit au sein de la dernière programmation pluriannuelle de l’énergie, il fait actuellement l’objet d’une étude dirigée par une Commission particulière du débat public (CPDP), présidée par Jean-Pierre Tiffon. Cinq services déconcentrés de l’État (DREAL, DIRM, DDTM de la Seine-Maritime, SGAR et préfecture maritime) sont organisés en équipe projet pour appuyer localement la direction générale de l’énergie et du climat (DGEC). RTE est également associé au projet, en tant que maître d’ouvrage du raccordement (entre les installations de production implantées en mer et le réseau de transport d’électricité) L’identification de la zone d’implantation porte sur un espace de + de 10 500km² au large des côtes normandes (entre la Baie de Seine et la côte d’Albâtre). Sa puissance s’élèvera à 1GW pour plus d’une centaine d’éoliennes. Pour une meilleure appropriation, les riverains et professionnels seront sondés en amont de la décision, avant le lancement de la procédure de mise en concurrence des énergéticiens.
Sources : Paris-Normandie (10/04/19), La lettre ÉcoNormandie n°1617 (12/04/19), La lettre ÉcoNormandie n°1621 (17/05/19)

Février 2019
Nouveau parc éolien en mer
La programmation pluriannuelle de l’énergie ouvre la voie à un possible 4e parc éolien offshore au large des côtes normandes...
Il pourrait voir le jour quelque part entre Cherbourg et Dunkerque, son emplacement exact devant être défini au terme d’un débat public. François de Rugy, ministre de la Transition écologique, évoque un parc d’un peu plus de 120 éoliennes de 8MW, installé dans le secteur Manche Est / Mer du Nord (qui englobe les littoraux normands et Hauts-de-France). Les zones favorables seront circonscrites avant d’être soumises au débat. Le timing annoncé (un raccordement à échéance de 4 ans) paraît en revanche quelque peu serré. La préfecture de Seine-Maritime se prépare déjà à l’organisation d’un débat public.
Source : La lettre ÉcoNormandie n°1608 (01/02/19)

La carte de l’éolien dans la Manche

Éolien en mer

Projets & investissements éolien en mer

La sélection de Normandie 360°

P&I_éolien_en_mer
Date Projet/Objet Détails Acteurs
Février 2021
LE HAVRE (76)
Construction des 71 fondations gravitaires du futur parc éolien en mer de Fécamp

IMPORTANT
Les fondations gravitaires sont les énormes structures de béton sur lesquelles reposeront les éoliennes en mer du futur parc de Fécamp.
 ? Sur un parc de 26 hectares, le long du quai de Bougainville.
Détail : au printemps 2022, s’élèveront ainsi 71 socles à une hauteur comprise entre 48m et 53m. Les socles seront ensuite, trois par trois, et par barge, convoyés jusqu’au large de Fécamp avant d’être déposés sur un lit de 70cm de cailloux à une profondeur d’environ 30m. 623 personnes sont embauchées sur le chantier (dont 300 « compagnons ») et l’effectif montera jusqu’à 900.
Calendrier :

  • 19 mois de travaux ;
  • installation des fondations et éoliennes prévue en 2023.

Bouygues TP, Bouygues-Saipem – Boskalis, EDF Renouvelables

Janvier 2021
CHERBOURG (50)
Construction du hub éolien de Fécamp

Calendrier :

  • 2021 : étude et consultation des entreprises
  • 2022 : début des travaux

Maîtrise d’ouvrage : Ports de Normandie - http://www.pna-ports.fr/

Janvier 2021
DIEPPE (76)
Création de la base de maintenance

Calendrier :

  • 2021 : étude préparatoire

Maîtrise d’ouvrage : Ports de Normandie - http://www.pna-ports.fr/

Janvier 2021
PORT DE OUISTREHAM (14)
Report des travaux du chantier de la base de maintenance EDF du champ éolien offshore de Courseulles-sur-Mer

Objectif de Ports de Normandie : améliorer les conditions de travail dans les installations de la base de maintenance de 64 éoliennes. Ces travaux pourraient se solder par la création d’une 100aine d’emplois.
Détail : création d’un bâtiment de 2 000m2.
Calendrier : lancement des travaux hiver 2021. Les travaux étaient initialement prévus pour septembre 2021. Mise en service progressive du parc éolien à compter de 2024.
Budget : le parc éolien représente un investissement global d’1,8 milliard d’€ (production de 450MW).

Ports de Normandie, EDF Renouvelables

Décembre 2020
CHERBOURG-EN-COTENTIN (50)
LM Wind Power s’agrandit

Activité : fabrication de pales d’éoliennes
Détail : le site s’agrandit pour accueillir un second moule et répondre à l’augmentation des commandes
Budget : 14 millions d’€ (dont 525 000 € de l’Agglo du Cotentin et 2,1 millions d’e d’autres collectivités)

LM Wind Power - Agglo du Cotentin et autres collectivités

Novembre 2020
FÉCAMP (76)
Lancement de la construction de la base d’exploitation et de maintenance du parc éolien offshore de 500MW

 ? Du côté du quai des pêches côtières sur la presqu’île du Grand Quai.
Détail : construction réalisée par Eiffage sur une zone de 2 000m2, dont 1 200m2 carrés de bureaux et 800m2 carrés d’entrepôts. Travaux d’installation des pontons réalisés par l’agence ETPO du Havre, les pontons étant fabriqués par Manche Industrie Marine à Dieppe. La base emploiera une 100aine de personnes pendant la phase d’exploitation et les locaux de la SNSM. EDF construit le parc éolien en collaboration avec Enbridge et WPD Offshore.
Calendrier : le bâtiment en cours de construction (14 mois) sera utilisé par les équipes de construction du parc éolien en 2022 et accueillera ensuite les équipes d’exploitation et de maintenance à partir de 2023.

Eiffage, Enbridge, WPD Offshore, ETPO, Manche Industrie Marine

Octobre 2020
FÉCAMP (76)
Création de la sous-station électrique du parc éolien en mer de Fécamp

Détails : la future sous-station est en cours de construction sur le site industriel des Chantiers de l’Atlantique à Saint-Nazaire (44) et devrait être installée en mer courant 2022. Elle aura pour fonction de collecter et de transformer l’électricité produite par les 71 éoliennes du parc pour la transférer vers le réseau à terre, tout en assurant le pilotage en local du parc.

Atlantique Offshore Energy (la Business Unit de Chantiers de l’Atlantique dédiée aux énergies marines), GE Grid Solutions et SDI (DEME Offshore)

Egalement dans le pack